Journal des Audacieuses
Entreprendre sans s’épuiser : comment faire grandir son business sans se cramer
Avant de chercher comment avoir plus d’énergie, mieux vaut comprendre ce qui la consomme. Un audit simple, sur trois jours, pour repérer ce qui coûte réellement — et ce qui, à l’inverse, nourrit — dans votre quotidien d’entrepreneuse.

Quand une entrepreneuse me demande comment continuer à faire grandir son business sans s’épuiser, mon premier réflexe n’est pas de lui dire de ralentir. Et je ne lui sors pas non plus immédiatement une liste de compléments à prendre.
Je commence généralement par une question beaucoup plus simple : où part votre énergie en ce moment ?
Parce qu’avant de chercher comment en avoir davantage, j’aime comprendre ce qui la consomme. Ça paraît évident dit comme ça. Pourtant, quand on commence à regarder, les réponses sont rarement aussi simples qu’on l’imaginait.
Bien sûr, il y a le nombre d’heures travaillées. Mais il y a aussi la façon dont on les travaille. Les interruptions. Les décisions qu’on repousse. Les sujets qu’on garde dans un coin de sa tête. Le téléphone qu’on regarde entre deux rendez-vous. Le cerveau qui continue à faire tourner le business alors que l’ordinateur, lui, est fermé depuis deux heures.
Avant de chercher plus d’énergie, regardez où elle part
Nous avons un réflexe assez étonnant lorsqu’une situation ne fonctionne plus : nous cherchons souvent quelque chose à ajouter. Une nouvelle organisation. Une nouvelle routine. Un café. Une application. Une méthode de productivité. Un complément alimentaire.
Et attention, je ne suis pas en train de vous dire que rien de tout cela n’est utile. Ce serait assez cocasse venant d’une naturopathe. Je dis simplement : pas si vite. Avant d’ajouter, j’aime regarder ce qui est déjà là.
Comment se passent réellement vos journées ? À quel moment votre énergie chute-t-elle ? Qu’est-ce qui vous demande beaucoup plus d’effort qu’il y a six mois ? À quoi ressemble votre sommeil en ce moment ? Est-ce qu’il existe encore dans votre journée des moments où vous ne produisez rien, ne répondez à personne, n’anticipez pas la suite ?
C’est d’ailleurs ma manière de pratiquer la naturopathie. Je ne crois pas qu’une approche naturelle consiste à remplacer une pilule par une collection de gélules estampillées « naturelles ». Naturel ne signifie pas automatiquement nécessaire. Ni adapté à tout le monde.
Mon premier outil, c’est souvent l’observation. Le sommeil. Le rythme. L’alimentation. La récupération. L’environnement. La façon dont une journée est construite. Les habitudes qui se sont installées sans qu’on s’en rende vraiment compte.
Et parfois, ce que nous observons sort de mon champ. Dans ce cas-là, je vous le dis.
Une fatigue persistante, inhabituelle ou qui s’aggrave peut avoir de nombreuses causes et mérite un avis médical. La naturopathie ne pose pas de diagnostic médical, ne remplace pas un traitement et ne se substitue pas au médecin.
Cette frontière est importante pour moi. Parce que travailler naturellement ne signifie pas tout expliquer par le stress, les hormones ou le système nerveux. Ça signifie aussi savoir ce que l’on sait, ce que l’on ne sait pas et quand il faut passer la main.
Votre business a changé. Est-ce que votre façon de travailler a changé avec lui ?
Un business qui grandit ne demande pas simplement davantage de travail. Il devient plus complexe. Il y a les décisions. Les clientes. L’équipe parfois. Les responsabilités. Les opportunités qu’il faut choisir — et donc celles auxquelles il faut dire non.
Et puis cette particularité de l’entrepreneuriat : la frontière entre le travail et le reste de la vie peut devenir franchement poreuse.
Ce n’est pas seulement mon observation. Une revue scientifique publiée en 2026 et consacrée spécifiquement au sommeil des entrepreneurs retrouve justement parmi les sujets étudiés les exigences élevées, les frontières travail-vie personnelle, le stress et la récupération. Les auteurs soulignent également que la recherche sur le sommeil des entrepreneurs reste encore relativement jeune et fragmentée.
Je trouve ce sujet passionnant parce que nous préparons énormément la croissance de nos entreprises. On travaille la stratégie. Le marketing. Le recrutement. Les process. Le chiffre d’affaires. Le prochain objectif.
Mais il y a une question que l’on pose beaucoup moins souvent : est-ce que ma façon de fonctionner est encore adaptée à l’entreprise que je dirige aujourd’hui ?
Vous avez peut-être construit les premières années de votre entreprise grâce à une énorme capacité de travail, beaucoup de disponibilité et cette faculté très entrepreneuriale à gérer quinze choses en même temps. Très bien. Ça vous a amenée jusqu’ici. Mais rien ne dit que ce soit la meilleure façon d’aller là où vous voulez aller maintenant.
Faites un audit d’énergie avant de refaire votre agenda
Pendant trois jours, ne changez rien. Observez. Le matin, après le déjeuner et en fin de journée, donnez simplement une note à votre énergie. Pas besoin d’une application sophistiquée. Un chiffre dans les notes de votre téléphone suffit.
Et lorsqu’il y a une chute nette, revenez un peu en arrière. Qu’est-ce qui s’est passé ? Deux heures de concentration intense ? Six rendez-vous à la suite ? Une conversation compliquée ? Trente minutes à passer de WhatsApp à vos mails puis à Instagram avant de revenir au document que vous étiez censée terminer ? Une mauvaise nuit ? Une journée sans pause ?
Ne cherchez pas immédiatement une explication. Vous êtes en train d’observer, pas de vous diagnostiquer.
Au bout de trois jours, regardez ce qui revient. Et faites aussi l’exercice dans l’autre sens, parce qu’on oublie souvent cette partie. Qu’est-ce qui vous demande de l’énergie mais vous laisse étonnamment bien après ?
Chez certaines personnes, ce sera créer. Chez d’autres, vendre. Accompagner. Manager. Être seule. Travailler avec une équipe. Imaginer un nouveau projet.
Je trouve cette deuxième partie presque plus intéressante que la première. Parce qu’on ne cherche plus seulement à éliminer ce qui fatigue. On commence à comprendre ce qui nous nourrit dans notre propre travail.
Et à ce moment-là, votre agenda ne ressemble plus seulement à une succession de cases. Il commence à vous raconter quelque chose.
Maintenant, regardez vos moments de récupération
Il y a quelques années, j’aurais probablement considéré qu’une journée sans travail était automatiquement une journée de récupération. Aujourd’hui, je trouve la distinction beaucoup moins évidente.
Vous pouvez ne pas travailler dimanche et passer une partie de la journée à penser à lundi. Vous pouvez être au restaurant et jeter un œil à vos messages. Vous pouvez regarder une série avec votre téléphone dans la main et répondre « vite fait » à deux mails. Techniquement, vous ne travaillez pas. Mais avez-vous réellement décroché ?
Je ne vous pose pas la question pour vous culpabiliser. Je le fais aussi. Nous vivons toutes et tous avec des outils qui permettent au travail de venir jusque dans notre poche. La question est simplement de savoir si, quelque part dans votre journée ou votre semaine, il existe encore un vrai OFF.
Le sommeil fait évidemment partie de cette histoire. La littérature scientifique consacrée aux entrepreneurs s’intéresse justement au sommeil comme processus de récupération et à ses relations avec le fonctionnement cognitif, émotionnel et professionnel. Mais les auteurs de la revue de 2026 appellent eux-mêmes à la prudence : les travaux sont encore hétérogènes et une grande partie des données repose sur des mesures déclaratives.
Donc non, je ne vais pas vous raconter qu’il suffit de dormir huit heures pour devenir une meilleure CEO. Ce serait formidable. Et faux.
En revanche, si vos nuits se dégradent depuis plusieurs semaines, je ne considérerais pas cela comme un détail à régler « quand le business sera plus calme ». Parce que parfois le business ne devient pas plus calme. Il grandit.
Le but n’est pas forcément de ralentir
C’est un point auquel je tiens beaucoup. Je travaille avec des femmes ambitieuses. Elles aiment leur entreprise. Elles ont encore envie de créer des choses, de développer leur chiffre d’affaires, d’avoir de l’impact, de lancer des projets. Je ne vais pas leur expliquer que la solution à tous leurs problèmes est de vouloir moins.
Parfois, ralentir est nécessaire. Et lorsque la santé est en jeu, la question de la performance passe évidemment au second plan. Mais ce n’est pas toujours la question.
La question peut être : comment continuer à grandir sans faire de mon énergie la variable d’ajustement de mon entreprise ?
Et là, nous ouvrons un champ beaucoup plus intéressant. Peut-être que vous n’avez pas besoin de travailler moins. Peut-être que vous avez besoin de travailler autrement. Peut-être que certaines décisions doivent enfin être prises. Que certaines limites doivent devenir plus claires. Que votre façon de récupérer mérite autant d’attention que votre façon de produire. Ou que votre sommeil, que vous considériez jusqu’ici comme un sujet personnel un peu annexe, est devenu un sujet à regarder sérieusement.
Je ne peux évidemment pas savoir lequel de ces leviers est le vôtre en vous écrivant cet article. Et c’est justement le problème des recettes universelles.
Alors, par quoi commencer ?
Pas par tout changer lundi matin. Choisissez une fuite d’énergie repérée pendant votre observation. Une seule. Et demandez-vous :
Est-ce que je peux la supprimer ? Si non : est-ce que je peux la réduire ? Si non : est-ce que je peux mieux récupérer après ?
Voilà. Vous avez déjà de quoi travailler. Et vous aurez probablement appris davantage sur votre fonctionnement en observant cette seule chose pendant une semaine qu’en téléchargeant une énième morning routine.
Et si le vrai sujet est votre sommeil ?
C’est là que mes deux univers se rejoignent sans être tout à fait les mêmes. J’ai créé Les Audacieuses pour les entrepreneuses dont l’entreprise fonctionne, parfois très bien, et qui veulent continuer à grandir avec davantage de clarté, d’énergie et de capacité à porter cette croissance. Mon approche y associe coaching et naturopathie, autour notamment de la récupération, de la régulation et du leadership.
Mais parfois, la femme qui vient me voir n’a pas besoin de travailler sur son business. Elle veut dormir. Elle se réveille la nuit. Elle met un temps fou à s’endormir. Elle se lève sans avoir l’impression d’avoir récupéré. Ou son cerveau choisit précisément 3 heures du matin pour ouvrir la réunion qu’elle n’avait absolument pas mise à l’agenda.
Pour ces situations, j’ai créé 1·2·3 Dormez. C’est un parcours spécifiquement consacré au sommeil, avec plusieurs niveaux d’accompagnement : une méthode en autonomie sur 21 jours, un accompagnement personnalisé sur 8 semaines et une formule Premium sur 12 semaines. Selon la formule, le travail peut intégrer notamment l’observation du sommeil et du chronotype, l’hygiène de vie, la naturopathie, le coaching, l’EFT, la respiration et la construction de rituels personnalisés.
L’idée n’est pas de vous promettre des nuits parfaites. Elle est de comprendre votre sommeil et de travailler sur les leviers qui relèvent de mon champ d’accompagnement, avec un niveau de personnalisation adapté à ce dont vous avez besoin.
« Comment continuer à développer mon entreprise sans m’épuiser ? » → Les Audacieuses est probablement le bon univers à explorer.
« Pourquoi est-ce que je ne dors plus comme avant, et qu’est-ce que je peux faire ? » → Commencez par 1·2·3 Dormez.
Et si vous ne savez pas encore ? Ce n’est pas très grave. Commencez par observer. Parce qu’avant d’ajouter, de corriger ou de vouloir optimiser quoi que ce soit, il y a une étape que nous sautons beaucoup trop souvent : comprendre ce qui se passe réellement.
À très vite,
Véronique
Questions fréquentes
Ce que vous vous demandez probablement
Comment entreprendre sans s’épuiser ?
Il n’existe pas une solution identique pour toutes les entrepreneuses. Le volume de travail compte, mais ce n’est pas le seul élément à observer : l’organisation, l’intensité du travail, les limites entre vie professionnelle et personnelle, la récupération et la manière dont vous vivez votre activité peuvent également entrer en jeu. L’objectif est d’identifier ce qui vous coûte réellement de l’énergie avant de décider ce qu’il faut modifier.
Faut-il forcément travailler moins pour avoir plus d’énergie ?
Pas nécessairement. Réduire sa charge peut être pertinent dans certaines situations, mais « travailler moins » n’est pas une réponse universelle. La façon dont le travail est organisé et vécu compte également. En revanche, lorsque la fatigue devient persistante ou que votre santé se dégrade, on sort de la simple optimisation du travail : il est important d’en parler à un professionnel de santé.
La naturopathie peut-elle remplacer un traitement médical ?
Non. Les pratiques de soins non conventionnelles ne doivent pas se substituer au suivi médical ou au traitement d’une pathologie. Dans mon accompagnement, la naturopathie intervient dans son propre champ, notamment autour de l’hygiène de vie. Et lorsque quelque chose nécessite une prise en charge médicale, je vous oriente.
Quelle différence entre Les Audacieuses et 1·2·3 Dormez ?
Les Audacieuses s’adresse aux entrepreneuses dont le business est en expansion et qui veulent travailler sur leur capacité à porter cette croissance avec davantage de clarté et d’énergie. 1·2·3 Dormez est spécifiquement centré sur le sommeil : autonomie sur 21 jours, accompagnement personnalisé sur 8 semaines, ou accompagnement Premium sur 12 semaines.
Business en expansion
Les Audacieuses
Pour les entrepreneuses qui veulent faire grandir leur business sans que leur énergie devienne le prix de leur réussite.
Sommeil
1·2·3 Dormez
Pour celles qui veulent commencer par retrouver un sommeil plus satisfaisant, avec une méthode structurée.
Sources
- Michaud X., Guiliani F., Ballesteros Leiva F., Simonelli G. — Entrepreneurs and sleep: a scoping review of barriers, recovery strategies, and effects on performance, Small Business Economics, 2026. Revue de 31 publications consacrées au sommeil et à l’entrepreneuriat.
- DGCCRF — Pratiques de soins non conventionnelles, 24 mars 2026. Rappel officiel : les pratiques de soins non conventionnelles sont complémentaires et ne se substituent pas au suivi médical.
- Véronique Pollet — 1·2·3 Dormez. Présentation de la méthode, des trois formules et des modalités actuelles d’accompagnement.